Brèves du commerce | avril 2020

Par Loïc Becquart

  • Picard : « Nous avons vécu 4 semaines de folie » Philippe Pauze (Président)

Les ventes ont cru de 35% puis la croissance est redescendue à 5% pour redémarrer la semaine dernière car les clients ont du destocker leur congélateurs. Les clients ont acheté 90% de nos 1100 références, seul les glaces et la patisserie sont moins parties. Notre site internet est sur saturé, nous avons multiplié par 3 les livraisons.

  • Les 15 jours de montagnes russes de la distribution

Compte tenu de la fermeture des restaurants et des cantines IRI a calculé que les ventes resteraient  > 10% a la moyenne durant le temps du confinement. Les Drive et les Super de proximité sont les grands gagnants. L’exode des parisiens à la campagne et à la mer ont un fort impact dans certains départements. Les prix n’ont pas flambé.

  • Uber Eats arrive dans la distribution via Carrefour

La plateforme de livraison va opérer en France pour le compte du groupe de distribution a partir du 6 avril. Le partenariat couvrira les « solutions repas », les produits alimentaires, d’hygiène et d’entretien sauf articles lourds ou encombrants. Il se deploiera progressivement sur l’ensemble du territoire.

  • Quand l’Allemagne confinée redecouvre les joies du surgelé

La consommation de produits surgelés a doublé en 2 semaines. Dans un pays ou le concept de Picard n’existe pas, c’est une petite révolution. Les Allemands découvrent les légumes et les poissons surgelés alors qu’ils stockaient surtout des Pizzas, du pain ou des dérivés de pommes de terre dans leurs congélateurs.

  • Comment la France arrive à se nourrir

Le confinement, les choix des consommateurs, le retrait des salariés, le malaise des transporteurs, les travaux dans les champs … tout oblige la chaîne alimentaire à des acrobaties permanentes . L’abondance est réelle, les fragilités aussi. Chaque jour, les métiers concernés font le point pour éviter les dérapages.

  • L’autosuffisance alimentaire italienne sous tension

L’Italie parvient à se nourrir. Mais pour produire, elle a aussi besoin d’importer des matières premières qu’elle transforme, et son agriculture manque de bras. Elle est autosuffisante en vin, riz et eaux minérales mais elle importe 16% de ses fruits et légumes, 50% de son blé, 60% de son huile.

  • Comment les distributeurs font face au pic des ventes en ligne

Avec des ventes en ligne au moins doublées, les enseignes alimentaires se démultiplient pour ne pas être dépassées par la ruée des français vers la livraison et le Drive. Equipes renforcées, nouveaux entrepôts et points de retrait, horaires élargies, robots et partenariats multiples … permettent de faire face.

  • Alimentation : comment les circuits courts se jouent de l’épidémie

Adaptables et souples, les Amap, drives fermiers et autres boutiques de paysans se sont adaptés à la crise. En plein boom, ces structures attirent même de nouveaux clients inquiet des risques sanitaires. Ils existent 2000 Amap, 8000 producteurs « Bienvenue à la ferme » …

  • La guerre des loyers des magasins est déclarée

Le torchon brûle entre les commerçants et les propriétaires des centres commerciaux. Les enseignes fermées affirment qu’elles ne peuvent plus payer leurs charges. Les bailleurs proposent seulement des reports aux petites entreprises et le paiement aux grandes marques.

  • Amazon met ses entrepôts à l’arrêt en France

Après le jugement du tribunal de Nanterre qui l’a condamné a restreindre ses activités aux produits alimentaires, d’hygiène et médicaux et a revoir ses procedures dans le cadre de la pandemie actuelle, Amazon a décidé de fermer ses 6 entrepôts français.

  • Les libraires redémarrent doucement via le click & collect

Ils viennent d’être autorisés à vendre des livres par guichet, alors que le marché du livre a perdu près de 31% en mars. Ils attendent surtout une aide financière de l’Etat via un fond de compensation prenant en charge les pertes d’exploitation estimées à 20 Mios €

  • Malgré le confinement, les français ont fêté Pâques dans leurs assiettes

La semaine précédant le WE pascal a connu une nouvelle ruée dans les supermarchés. Les consommateurs ont délaissé les pates et le riz pour la viande ( agneau pascal) et les légumes. La patisserie faite maison a supplanté les œufs en chocolat.

  • Le 11 mai, les grands centres commerciaux ne rouvriront sûrement pas

Le plan de déconfinement présenté par Edouard Philippe confirme la réouverture de tous les commerces, y compris les marchés. Les centres commerciaux de plus de 40 000 m2 seront soumis à l’accord des préfets, car ils attirent des clients des autres régions.

  • Amazon s’organise pour faire face aux interdictions judiciaires

Pour ne pas baisser completement le rideau, le champion de l’e-commerce peut s’appuyer sur ses entrepôts implantés dans des pays limitrophes. Il génére une part importante de son activité via sa place de marché dont les commerçants peuvent livrer en direct. Enfin la justice a assouplie ses contraintes : réduction de l’astreinte et élargissement des produits autorisés.

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